PLADUR® ET L'ENVIRONNEMENT

LA QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

 

 

La qualité environnementale d’un bâtiment vise à maîtriser ses impacts (lors de sa construction, son exploitation, ses futurs changements d’usage et sa démolition) sur l’environnement et à créer des conditions intérieures saines et confortables. C’est une approche multicritères qui nécessite de bien maîtriser chacun des thèmes environnementaux, ainsi que leurs interactions, afin d’apporter une réponse adaptée à ces enjeux pour le bâtiment. Pour ce faire, des certifications ont été développées afin de promouvoir et formaliser cette démarche.

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LES DIFFÉRENTES CERTIFICATIONS ENVIRONNEMENTALES

HQE

La certification HQE (Haute Qualité Environnementale) est une démarche française qui permet de contribuer à améliorer, de contrôler et de valoriser les bâtiments qui visent des performances environnementales correspondant aux meilleures pratiques actuelles. Cette certification concerne les phases de programmation, de conception et de réalisation pour des bâtiments neufs, rénovés et en exploitation.

Il existe un référentiel de certification unique permettant de classer le bâtiment selon les différents usages au cours de son cycle de vie. Les exigences portent essentiellement sur la qualité de vie, la qualité environnementale, le confort, la santé, la performance économique, ou encore le management responsable.

LEED®

Leadership in Energy and Environmental Design (LEED®) est un système d’évaluation de projets de bâtiments durables développé aux États-Unis d’Amérique.

Il est applicable à tous types de bâtiments, neufs ou existants, et s’obtient par l’attribution d’un nombre suffisant de points associés à l’atteinte d’exigences relatives à 7 thèmes : la gestion de l’eau, l’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, les matériaux et ressources, la qualité de l'air intérieur, l’innovation et la conception, et des crédits associés aux spécificités régionales (en France, prise en compte des réglementations telles que la RT 2012, des particularités du climat et des filières de matériaux français).

BREEAM®

Building Research Establishment Environmental Assessment Method (BREEAM®) est un système d’évaluation de projets de bâtiments durables développé au Royaume-Uni.

Il évalue la performance d’un bâtiment dans 10 domaines : le management, le confort et la santé, l’énergie, les transports, l’eau, les matériaux, les déchets, l’écologie et l’utilisation de la parcelle, la pollution, et les systèmes innovants. Le but de la certification BREEAM® est également de maintenir les performances environnementales du bâtiment dans le temps.

WELLTM

WellTM est un système d’évaluation de projets de bâtiments développé aux Etats-Unis d’Amérique qui vient en complément des trois labels précédents, puisqu’il se focalise sur la problématique de la prise en compte du bien-être au travail dans la conception et l’utilisation du bâtiment.

Adapté pour les bâtiments commerciaux et institutionnels, il s’obtient en respectant les exigences liées à 7 thématiques : air, eau, alimentation, lumière, activité physique, confort et esprit.

LE LABEL ÉNERGIE CARBONE

PRÉSENTATION

La réglementation thermique actuelle pour les bâtiments neufs (RT2012) a vocation à évoluer vers une réglementation environnementale avec des exigences élargies au-delà des consommations d’énergie en exploitation, en incluant également la prise en compte de l’impact environnemental des projets tout au long de leur cycle de vie.

L’Etat propose à cet effet le label Énergie Carbone E+C- pour réaliser une base de
données et un retour d’expérience, permettant de généraliser ces exigences dans les étapes réglementaires ultérieures.

LA MÉTHODE DE CALCUL DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX

L’amélioration de la performance environnementale d’un bâtiment s’appuie sur la réduction de ses impacts environnementaux tout au long de son cycle de vie (de la production des éléments le composant à sa démolition). Cette évaluation se base sur l’analyse de cycle de vie (ACV) et en grande partie sur la norme NF EN 15978.

Les indicateurs environnementaux sont déterminés pour l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, comprenant 4 contributeurs principaux :

  • production des matériaux ;
  • construction du bâtiment ;
  • exploitation du bâtiment ;
  • fin de vie du bâtiment.

LES NIVEAUX D’EXIGENCE DU LABEL

Le label est composé conjointement d’un niveau énergie (évalué par l’indicateur « Bilan Bepos ») et d’un niveau carbone (évalué suite à la réalisation l’ACV par les deux indicateurs « Carbone » : Eges sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, et EgesPCE sur les produits de construction et les équipements du bâtiment uniquement). Les niveaux d’exigence sont choisis par le maître d’ouvrage.

L’indicateur énergie comporte quatre niveaux de performance (« Énergie 1 » à « Énergie 4 ») :

  • les premiers niveaux, « Énergie 1 », « Énergie 2 » constituent une avancée par rapport aux exigences actuelles (5 à 10% de réduction des consommations par rapport à la RT 2012 en logement) en améliorant les performances du bâtiment soit par des mesures d’efficacité énergétique, soit par le recours à des énergies renouvelables.
  • le niveau « Énergie 3 » constitue un effort supplémentaire (20% de réduction des consommations par rapport à la RT 2012 en logement) et nécessite un recours significatif aux énergies renouvelables (20 kWh/m².an).
  • enfin, le dernier niveau « Énergie 4 » correspond à un bâtiment avec bilan énergétique nul (ou négatif) sur tous les usages et qui contribue à la production d’énergie renouvelable à l’échelle du quartier.

Les indicateurs carbone comportent deux niveaux de performance (« Carbone 1 » et « Carbone 2 ») :

  • le niveau « Carbone 1 » est le niveau minimal à respecter.
  • le choix d’un niveau « Carbone 2 » implique le respect de seuils d’émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux que ceux du niveau « Carbone 1 ».

Les bâtiments publics sont soumis à l’arrêté du 10 avril 2017 et doivent viser à minima un niveau Énergie 3 – Carbone 1.

LES PRINCIPAUX THÈMES ENVIRONNEMENTAUX

THERMIQUE

La bonne conception de l’enveloppe et de la structure du bâtiment contribue à réduire ses besoins en énergie, principalement pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation et l’éclairage. Les efforts faits sur l’enveloppe et son isolation sont importants à évaluer en tant que tels, car pérennes (plusieurs dizaines d’années pour la plupart).

La gamme PLADUR ENAIRGY ISOPOP®, composée de plaques de plâtre comportant un panneau en polystyrène expansé (PSE) contrecollé sur sa face arrière, est idéale pour l’isolation des murs par doublage. Le PSE est un isolant performant qui permet d’atteindre les niveaux de performance énergétique fixés par les réglementations thermiques françaises (RT 2012 et RT existant).

ACOUSTIQUE

La qualité d’ambiance acoustique peut avoir une influence importante sur le bien être des occupants du bâtiment. Leurs attentes concernant le confort acoustique consistent à vouloir concilier deux besoins : ne pas être dérangés ou perturbés dans leurs activités (par des bruits aériens intérieurs, des bruits de chocs ou d’équipements et par les bruits de l’espace extérieur) et garder le contact auditif avec l’environnement intérieur et l’extérieur en percevant les signaux qui leur sont utiles.

Les préoccupations de confort acoustique doivent se traiter à différents niveaux : les dispositions architecturales spatiales, l’isolation acoustique du bâtiment par rapport aux bruits de l’espace extérieur, l’isolation acoustique des locaux vis-à-vis des bruits intérieurs, l’acoustique interne des locaux en fonction de leur destination, la création d’une ambiance acoustique extérieure et la protection
des riverains contre les bruits engendrés par le bâtiment.

Les gammes de cloisons PLADUR® sur ossature métallique et de plafonds PLADUR® FON+ et la plaque PLADUR® FONIC sont conçues pour contribuer à l’amélioration du confort acoustique dans tous les lieux où elles sont installées.

MATÉRIAUX

Les matériaux doivent être choisis au regard des principaux enjeux que sont la qualité technique et architecturale, la performance d’usage, le critère économique et les impacts environnementaux et sanitaires détaillés dans les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES).

Les produits PLADUR® disposent de FDES, ce qui leur permet de justifier de leurs atouts environnementaux, notamment concernant le plâtre qui est l’un des rares matériaux pouvant être recyclé facilement sans procédé
industriel lourd.

CHANTIER

Les chantiers sont vecteurs de diverses sources de pollutions et de nuisances que le maître d’ouvrage peut minimiser afin d’en réduire les impacts environnementaux. Pour ce faire, des mesures doivent être prises sur les différents impacts environnementaux du chantier (production de déchets, nuisances, pollutions, et consommations de ressources).

De plus, lorsque les différentes parties intéressées subissant ces impacts sont impliquées dans la phase chantier (en amont et en aval), les mesures sont plus
efficaces, et le chantier est beaucoup mieux perçu. 

CONFORT HYGROTHERMIQUE

Le confort hygrothermique est relatif à la nécessité de gérer les réactions purement physiologiques de l’individu (thermorégulation) qui se superposent à des réactions d’ordre psychosociologique, liées à des sensations hygrothermiques (chaud, neutre, froid), variables dans l’espace et dans le temps, auxquelles on peut associer une satisfaction ou une insatisfaction plus ou moins
marquée, différant selon les individus. Les conditions de confort hygrothermique dépendent de caractéristiques liées à l’individu et de l’homogénéité thermique de l’ambiance dans laquelle on se trouve, qu’il convient de favoriser dans les projets.

Les plâques de plâtre, de par leur porosité, permettent de participer à la régulation du degré hygrométique. Les produits de doublage de la gamme PLADUR ENAIRGY ISOPOP®, permettent également d’améliorer le confort thermique de par la suppression de l’effet paroi froide.

QUALITÉ D’AIR INTÉRIEUR

Les polluants extérieurs qui entrent dans un bâtiment et l’occupation des locaux qui est source d’autres pollutions doivent être pris en compte pour analyser la qualité de l’air intérieur des locaux.

De même, les émissions en composés organiques volatils (COV) et composés organiques semi-volatils (COSV) des matériaux de construction et des produits de finition peuvent avoir des effets néfastes sur la santé. La mise en place de produits avec de faibles émissions de ce type de substances (niveau d’émission détaillé dans les FDES) et la mise en place d’un système de ventilation adapté
sont les principaux leviers d’une qualité d’air intérieur satisfaisante.

ZOOM SUR LA QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR

La présence de composés chimiques dans l’environnement intérieur provient en grande partie des matériaux de construction, des meubles, des articles de décoration et des produits d’entretien. Ils peuvent contenir des substances chimiques qui peuvent constituer un risque pour la santé.

Depuis le 1er septembre 2013, les produits de construction et de décoration sont munis d’une étiquette qui indique leur niveau d’émission en polluants volatils. Cette information doit être apposée sur le produit ou sur son emballage. La classe A+ indique un niveau d’émission très faible, la classe C, un niveau d’émission très élevé. Le niveau d’émission est indiqué par la concentration d’exposition, exprimée en μg.m³.

Tous les produits PLADUR® sont classés A+ (à l’exception de l’enduit PLADUR® LU, classé A).

Les moyens de réduction des risques liés à une mauvaise qualité d’air intérieur sont de limiter les sources de pollution, s’assurer d’une ventilation suffisante des locaux (la meilleure solution consiste à prévoir, dimensionner et installer un système de ventilation mécanique contrôlée, appelé VMC, adapté et performant  et en l’absence de système de ventilation, à aérer de façon régulière au moins dix minutes par jour en toute saison (en cas de pic de pollution, aérer aux heures les moins polluées, soit en tout début ou toute fin de journée).

ZOOM SUR LES FICHES DE DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE
ET SANITAIRE (FDES)

Une FDES est un document normalisé qui présente les résultats de l’Analyse de Cycle de Vie d’un produit ainsi que des informations sanitaires dans la perspective du calcul de la performance environnementale et sanitaire du bâtiment pour son éco-conception. Les FDES sont encadrées depuis 2004 par la norme AFNOR NF P 01-010 et depuis 2014 par la norme NF EN 15804+A1 et son complément national XP P01-0641CN.

Elles prennent en compte l’ensemble du cycle de vie du produit, de l’extraction des matières premières à sa fin de vie, sans oublier les transports, la mise en oeuvre et l’usage même du produit. Les FDES constituent ainsi un outil multicritère majeur permettant d’aider les professionnels dans leurs choix pour rendre un bâtiment plus durable, avec des impacts limités sur l’environnement tout en créant une ambiance saine pour les futurs utilisateurs. Les produits
PLADUR® disposent de FDES ce qui leur permet d’être facilement intégrés dans cette démarche d’éco-conception.

ZOOM SUR LA DÉMARCHE ENVIRONNEMENTALE LORS D’UN CHANTIER

Un chantier respectueux de l’environnement est le prolongement naturel des efforts de qualité environnementale mis en place lors de la conception d’un bâtiment. Tout chantier de construction ou de réhabilitation génère des nuisances sur l’environnement (proche ou au sens large) qu’il convient d’identifier en vue de les limiter. Les enjeux principaux d’un chantier mené avec une démarche environnementale sont de limiter :

  • les risques sur la santé du personnel du chantier : si elles sont mises en oeuvre avec les équipements de protection individuelle adéquats (casque de chantier, chaussures de sécurité, lunettes de protection ou visière, gants de manutention, vêtements adaptés aux travaux du bâtiment, masques anti-poussière et protections auditives lors de l’utilisation d’outils bruyants),
    les différentes gammes de produits PLADUR® ne présentent pas de risques sur la santé du personnel de chantier et sont facilement manipulables ;
  • les pollutions environnementales : les déchets de plâtre sont considérés comme des déchets inertes non dangereux, et doivent être traités dans les filières correspondantes ;
  • la consommation de ressources naturelles : le plâtre est l’un des rares matériaux pouvant être recyclé facilement sans procédé industriel lourd, il en va de même pour le PSE qui se recycle intégralement, à condition de veiller à une dépose soignée conservant les matériaux propres et non souillés ;
  • la gêne causée par le chantier dans son environnement proche : afin de limiter la gêne occasionnée sur l’environnement proche, des mesures pour assurer la sécurité et pour limiter les nuisances sur le voisinage doivent être prises (par exemple : mise en protection des abords, installation d’un brumisateur pour limiter les émissions de poussières, présence d’un homme
    trafic pour la gestion des flux de circulation…) ;
  • la quantité de déchets de chantier et le pourcentage de valorisation : les plaques de plâtre sont particulièrement adaptées au recyclage. PLADUR® propose une large gamme de longueurs de ses produits ce qui contribue à la diminution du volume de déchets.